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Zio/ Violences basées sur le genre : Les fidèles de l’église des assemblées de dieu du Togo temple Jérusalem de Davié sensibilisés

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Tsévié, 8 déc. (ATOP) – L’ONG Groupe chrétien contre le Sida au Togo (GCCST) a sensibilisé les fidèles de l’église des Assemblées de Dieu du Togo, temple Jérusalem de Davié sur les Violences basées sur le genre (VBG), le dimanche 7 décembre.

Cette action du GCCST s’inscrit dans le cadre de la campagne de lutte contre les VBG et vise à informer, éduquer et mobiliser la communauté locale sur les enjeux liés à la protection des droits humains, à la prévention des violences et à la promotion de l’égalité de genre.

La sensibilisation a été menée par M. Sossou Djibril, juge au tribunal de Tsévié. D’entrée de jeu, le juge a défini les concepts de violence et de genre. Il a expliqué que la violence est tout acte d’agression physique, psychologique ou moral qu’on inflige à autrui dans l’intention de lui faire du mal. Selon lui le genre est une construction socioculturelle par lequel on répartit les rôles entre les hommes et les femmes en raison du sexe. Donc pour le juge Sossou, les VBG sont des violences qui sont faites aux êtres humains et qui ont pour soubassement le genre.

L’orateur a entretenu son auditoire sur les principales VBG qui sont les violences physiques, économiques et morales ou socioculturelles. Concernant les violences physiques, il a abordé le viol qui est une infraction qualifiée de crime par la loi togolaise. Ensuite, il a cité la pédophilie qui consiste à entretenir des relations sexuelles avec un enfant sans ignorer l’inceste et les attouchements sexuels. Le juge a également évoqué des violences économiques qui consistent à priver la femme des activités génératrices de revenus sans raison valable. Il a aussi éclairé les fidèles sur les violences socioculturelles et psychologiques en insistant sur les rites inhumains et dégradants citant en exemple le veuvage qu’on constate dans certains milieux. Les privations des femmes du droit à la terre ont été aussi largement débattues.

L’intervenant n’a pas manqué de toucher les conséquences de ces violences. D’après lui, les violences faites aux femmes laissent beaucoup de conséquences telles que les maladies sexuellement transmissibles qui surviennent en cas de viol, d’inceste. Il a aussi cité les grossesses indésirées, la dépression, le suicide et la mauvaise appréhension de la famille.

Le juge Sossou Djibril a estimé qu’il est important pour les victimes de dénoncer ces cas à la justice pour que les auteurs soient punis et qu’on puisse décourager les candidats éventuels à cet acte. Il a encouragé les uns et les autres en cas de ces situations malheureuses, surtout pour le viol de recourir systématiquement à la prophylaxie de post exposition qui consiste à administrer à la victime les antirétroviraux pendant un certain temps à compter de 72 heures qui suivent l’acte pour éviter toute contamination au VIH/SIDA. M. Sossou a invité les fidèles à être au parfum de ce que dit la loi, à respecter les principes et les règles de concensualité en matière de rapports sexuels, à éviter les actes d’agression physique, la privation des femmes de nourriture pour que les foyers chrétiens puissent connaître la paix.

Pour le directeur exécutif de l’ONG GCCST, Tsigbé Kokou, « aux yeux de Dieu, l’homme et la femme ont le même droit, la même valeur, la même dignité » et pour cette raison, il a appelé les fidèles et toute la communauté à adopter une vie selon les principes de la Bible pour éviter les ennuis judiciaires.

Le pasteur de l’église des Assemblées de Dieu du Togo temple Jérusalem de Davié, révérend Tamaze Koffi Victor s’est réjoui de cette sensibilisation et remercié l’ONG GCCST pour l’initiative. Il s’est dit convaincu qu’à travers cette rencontre d’échanges, beaucoup de familles seront restaurées pour la gloire de Dieu. Il a émis le vœu que cette ONG revienne une fois encore sur la même thématique dans son église.

ATOP/BBG/AR

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