La thématique des violences basées sur le genre débattue au GCCST

Lomé, 2 août (ATOP) – La thématique des Violences basées sur le genre (VBG) a été débattue lors d’une séance de sensibilisation le samedi 2 août au siège de l’ONG Groupe chrétien contre le sida au Togo (GCCST) à Lomé.
L’activité a regroupé des pairs éducateurs en santé sexuelle de la reproduction dans les écoles et églises de Lomé et de ses environs ainsi que des membres du groupe. Elle s’intègre dans le cadre de la rencontre mensuelle dénommée « Groupe de parole » du GCCCST qui se tient tous les derniers samedis du mois. Ce rendez-vous a permis, à partir d’exemples précis, d’éveiller la conscience de ces acteurs sur certains aspects des violences ignorés notamment la loi en lien avec les VBG afin qu’ils puissent entretenir à leur tour leurs communautés (familles, écoles et églises).
Le magistrat, juge au tribunal d’instance à compétence correctionnelle et civile de Tsévié, Sossou Kossivi a, à travers des discussions à bâton rompu, éclairé l’assistance sur les notions de VBG, genre et sexe. Il l’a entretenue sur les causes, les différents types de violences et les conséquences des VBG.
M Sossou a défini une VBG comme tout acte nuisible dirigé contre quelqu’un avec l’intention de lui faire du mal. « Le genre est une construction sociale et culturelle définie par la société pour répartir les rôles entre les hommes et les femmes. Le sexe par contre a trait à la morphologie de l’être humain. Le genre est évolutif mais le sexe ne change pas », a-t-il expliqué.
S’agissant des causes l’intervenant a évoqué l’ignorance de la loi et le manque de dénonciation et d’éducation sexuelle. Les six catégories de VBG à savoir : psychologiques, physiques, sexuelles, socio-économiques, pratiques traditionnelles et institutionnelles ont été présentées aux pairs éducateurs. L’orateur a abordé également les conséquences qui surviennent après des actes de violences : sanitaires (maladie mentale, la dépression), le suicide. Le juge a rappelé quelques peines que pourrait encourir un auteur de VBG en République togolaise.
Le magistrat a conseillé ses interlocuteurs de s’organiser en petits groupes pour dialoguer sur cette thématique afin de tirer le meilleur profit des enseignements reçus.
« Le GCCST participe aux côtés du gouvernement à éradiquer les VBG et voudrait faire une large diffusion de la loi en lien avec cette thématique à travers les relais », a dit son directeur exécutif, Tsigbé Koku. Il a convié les pairs éducateurs à commencer par partager les leçons apprises avec leur environnement immédiat.
Dame Essossolim, pair-éducatrice à l’église des Assemblées de Dieu d’Adidogomé s’est réjouie de cette sensibilisation. « La violence, hier on l’avait ignorée, mais aujourd’hui, on doit se lever pour mettre fin à cet acte. Je vais sensibiliser maintenant mon mari, mes enfants et les jeunes sur la loi en vigueur sur les VBG au Togo », a-t-elle déclaré.
Le GCCST intervient dans la lutte contre le VIH/Sida, le diabète et en santé sexuelle de reproduction. Il est soutenu dans cette initiative par son partenaire « Pain pour le monde ».
ATOP/BV/SED
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